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Mais d’où vient cette petite voix dans mes oreillettes ?

Mais d’où vient cette petite voix dans mes oreillettes ?

Ce mois d’octobre 2019, nous célébrons le centenaire de l’interprétation de conférence.

Dans un récent article publié par la cheffe-interprète de l’Organisation international du travail (OIT), l’on peut lire que la naissance de la traduction simultanée est souvent associée à tort aux procès de Nuremberg qui ont eu lieu après la Seconde Guerre mondiale. Ce serait plutôt l’OIT qui aurait donné naissance à ce concept, il y a 100 ans déjà.

Dispositif inventé par l'OIT en 1919

Profitons de cette occasion pour décortiquer cet exercice périlleux que réalisent les interprètes de conférence au quotidien. Bien installés dans leur cabine vitrée, les écouteurs en place, le micro prêt, l’ordinateur et les écrans allumés, les interprètes attendent que le premier orateur prenne la parole. Ils écoutent, analysent le sens de ses paroles, interprètent dans la langue cible, tout en écoutant et en analysant le segment d’information suivant et ce, sans interruption et avec quelques secondes de décalage seulement.
Les interprètes travaillent toujours en binôme et se relaient toutes les vingt à trente minutes, pour limiter les effets du stress sur le cerveau.
Il ne s’agit pas seulement de traduire des mots, mais plutôt d’en déduire le sens.


On associe souvent le développement de la traduction simultanée aux procès de Nuremberg qui ont eu lieu après la Seconde Guerre mondiale.
En fait, c’est l’OIT qui a donné naissance à ce concept. Jusqu’au milieu des années 1920, dans toutes les réunions de l’OIT, l’interprétation était faite de manière consécutive. L’orateur disait quelques mots, l’interprète prenait note du discours à l’aide d’une technique de prise de note particulière. Ensuite, l’orateur marquait une pause pour permettre à l’interprète de restituer ses propos dans la langue cible. La méthode était lente et lourde, même si, à l’époque, l’interprétation consécutive ne s’effectuait qu’en anglais et français. Cette méthode est encore utilisée de nos jours, souvent lors de conférence de presse.

Depuis cette époque, la traduction simultanée a évolué et utilise aujourd’hui les toutes dernières technologies disponibles. Le matériel fourni par Tradivarius répond d’ailleurs aux dernières normes de qualité et ses interprètes suivent de près les évolutions du marché.


Dans les années 1970, des problèmes de santé associés à l’interprétation simultanée ont commencé à apparaître, dont l’alcoolisme, le manque de sommeil et l’anxiété. Plusieurs études scientifiques ont été consacrées aux effets que l’écoute, l’analyse et la traduction de discours et d’interventions délivrés à un rythme de 130 à 180 mots par minute ont sur le cerveau. Compte tenu des résultats, des règles spécifiques ont été adoptées sur les conditions de travail des interprètes en simultané, y compris sur la durée de travail et les temps de repos.

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